Aujourd’hui je ne vais pas vous parler d’un pays en particulier. Ce ne sont pas les sujets qui manquent, beaucoup attisent ma curiosité et mon envie de voyager, mais je pense que l’on devrait avant tout apprendre à aimer, découvrir et redécouvrir les pays, régions, villes ou villages dans lequel on vit.
J’habite en France. On le sait tous, c’est le pays du vin, et qui dit vin dit vignes. Faune, flore et rangs de cépages entourent ma maison de briques. De ma terrasse en bois je peux admirer la vie sauvage : les arbres se balancent au rythme du vent, certains oiseaux se font échos dans les arbres pendant que le battement d’ailes des autres résonne sur l’eau de la piscine lorsqu’ils viennent chercher breuvage.
Il me prend souvent l’envie d’aller vagabonder quelques heures au milieu des vignes avec pour seule compagnie mon chien et son jouet. Le vent frôle mes joues, le froid me pique les yeux mais le sentiment de liberté qui me prend le coeur est bien plus fort que les légers désagréments. Ces bouffées d’air frais sont à mon sens, le meilleur moyen de se revigorer après une semaine passée en ville, tiraillé entre pollution, Klaxons, stress et gens pressés.
Il suffit de deux jours. Deux jours à s’endormir sous le ciel étoilé dénué de toute lumière artificielle, deux jours à se réveiller avec les rayons du soleil qui se reflètent sur le verglas encore frais de la nuit, deux jours à marcher au milieu de l’herbe mouillée en attendant le moment où notre chien va trouver la flaque qui le rafraîchira, deux jours pour soi. Deux jours que nous devrions tous nous accorder.


Il est facile de s’oublier en se plongeant dans les dossiers qui s’entassent au travail. Il est plus difficile d’apprendre à s’écouter et se détendre. La société d’aujourd’hui nous impose un rythme de vie soutenu si l’on veut pouvoir subvenir aux besoins de notre famille, et c’est pour cette raison que je souhaite à tous les citadins d’avoir la chance de ressentir ça un jour, et aux ruraux d’en profiter tant qu’ils le peuvent, de l’environnement et de l’air relativement sain qu’il nous reste dans ces parties de France, car c’est une des seules choses naturellement source de bonheur qu’il nous reste aujourd’hui.